Est-il possible de poursuivre le dialogue sur le dynamisme du centre-ville en y incluant ce qui humainement et socialement contribue à attirer les gens et les commerces? Tempo a demandé l’avis de quelques personnes sur le sujet.

Brian Shemilt, un nouveau résident du centre-ville, croit que l’animation commence par des rues grouillantes d’activité. «Des rues animées démontrent que des résidents s’y adonnent à leurs activités quotidiennes» dit-il. Jack Walker, son propiétaire, ajoute: «sans résidents qui circulent, le centre-ville est sans vie.»

Pourquoi vivre au centre-ville? Brian et son épouse Pam, ont laissé leur maison et leur jardin pour vivre à proximité des services. Ils ont cédé à la nouvelle tendance nord-américaine de revenir vivre au centre-ville.

Ils suivent aussi une tendance chez les aînés qui cherchent à simplifier leur vie. En vivant au centre-ville, les aînés retrouvent leur indépendance, profitent de la vie communautaire et sont libérés des contraintes de la propriété. La voiture devient moins indispensable.

Pour les mêmes raisons, beaucoup de jeunes suivent cette tendance. Lee-Anna Chartrand, âgée de 19 ans, habite un loge- ment du centre-ville rénové par son père Dave Chartrand. Elle se rend au travail à pied. Les épiceries et les divertissements sont à proximité. Ses amis partagent son enthousiasme pour son style de vie en ville. «Plusieurs de mes amis viennent rester chez moi parce que c’est beaucoup plus amusant ici que de retourner vivre à la maison.»

Tout est en place structurellement en ce moment pour un centre-ville résidentiel populeux. Le centre-ville compte déjà une sélection de restaurants, cafés, bars et banques. On y trouve l’hôtel de ville, une pharmacie, un bureau de poste, une quincaillerie, un théâtre, un gym, une bibliothèque, des dentistes et un grand nombre de salons de coiffure, tous à proximité les uns des autres. Toutes les personnes consultées sont unanimes sur une chose manquante, soit un magasin, à mi-chemin entre un dépanneur et un marché local, qui vendrait de la nourriture et des repas.

« Si la municipalité saisit cette occasion, il faut faire de la haute densité résidentielle au centre-ville une priorité politique» conclut Bryan Shemilt. «Avec plus de résidents vivant au centre-ville, la demande pour les biens et services s’accroîtera. Les affaires du centre-ville prospéreront et les effets s’étendront aux visiteurs.»

Traduction: Guy Côté