En immobilier, on se croit tous experts. À Lac-Brome, il subsiste encore des mythes comme par exemple «il n’y a pas de maison à prix abordable» ou bien «rien ne se vend.» Ces deux affirmations sont erronées.

On apprenait récemment que le prix médian d’une propriété à Lac-Brome a grimpé de 27 pour cent en 2017 pour atteindre 354 000$ soit la hausse de pourcentage la plus élevée au Québec.

Mais avant de commencer à dépenser le produit de la vente de votre maison, regardons ce chiffre de plus près. Le prix médian se trouve au milieu de la colonne de chiffres entre le prix le plus bas et le plus élevé, ce qui veut dire que la moitié des propriétés se sont vendues pour plus de 354 000$ et l’autre moitié pour moins cher. Cela ne signifie pas que chaque propriété s’est appréciée de 27 pour cent. En réalité ce pourcentage paraît élevé à cause de la vente de propriétés à plus d’un million de dollars en bordure du lac.

Le bond du prix médian indique qu’il y a de l’intérêt pour notre municipalité: en 2016, VLB se trouvait parmi les cinq endroits ayant le prix médian le plus haut.

Ce pourcentage ne permet pas de conclure que le marché explose à VLB. Il faut compter qu’une propriété moyenne prendra 374 jours à se vendre. Les pancartes À Vendre foisonnent. De l’avis des experts la raison pour cela est bien simple: on rêve en couleurs! Les maisons sont trop chères.

Plusieurs s’acharnent à croire qu’il n’y a pas de maisons à prix abordable à VLB. C’est faux, de l’avis de plusieurs agents immobiliers. «Il existe plusieurs propriétés à vendre entre 150 000$ et 220 000$.» Avec une mise de fond de 20 000$ et une hypothèque de 180 000$, une maison de 200 000$ revient à 869$ par mois, un montant que la plupart des gens peuvent payer.

Il y a aussi des propriétés haut de gamme – un million et plus – qui se construisent comme résidences secondaires. Cela a pour effet de hausser les valeurs d’évaluation des propriétés avoisinantes, si bien que dans certains cas, les résidents locaux et de longue date n’arrivent plus à payer leurs taxes foncières. Si on veut préserver la diversité sociale de nos quartiers il faudra résoudre cet enjeu. Un enjeu qui, si rien n’est fait, deviendra de plus en plus pressant pour nos gouvernements aussi bien municipal que provincial.