La Plage Douglass a une histoire longue et complexe. Avant 1945, il n’y avait pas de plage publique sur la rive est du lac, même si les gens allaient s’y baigner de toute façon. Sur le côté ouest, il y avait 485 pieds de plage accessible dans Bondville.

En 1945-46, deux dames locales, Florence May Pettes, épouse de Charles Thornton et Isabelle Mitchell, mariée à Russell Call, achètent des terrains sur le côté est du lac et vendent ces 53 000 pieds carrés au Village de Knowlton – c’est la naissance de la Plage Douglass. Les dames avaient spécifié que ce devait être réservé à l’usage de la population locale. La ville achète plus de terrain en 1979 de la famille Mullins et l’année suivante, la parcelle finale qui compose la Plage Douglass.

Martin Frost vendit cette parcelle «pour le plaisir des gens de la Ville de Lac-Brome sans la mise en place d’activités artificielles bruyantes». La pollution sonore, une inquiétude il y a 41 ans? Depuis, la grandeur du terrain pouvant permettre l’accès public au lac a diminué. La plage de Bondville a été subdivisée en propriétés privées. Plusieurs occasions d’acheter du terrain sur la rive du lac n’ont pas été saisies. Sauf en 2019, avec la donation du site de l’ancien Terrace Inn par CARKE et la famille Poulin, où VLB a acquis plus de terrain au bord du lac (80 mètres de rive et 13 acres de terrain). Il y a des bateaux à moteur sur le lac depuis des années, mais pas autant qu’aujourd’hui. En 2008 il y en avait 467 sur le lac. En 2015, dernier décompte, il y en avait 539. L’augmentation des bateaux wakeboard est signficative, ils sont passés de 76 à 141, soit 85%. L’activité hivernale sur le lac a augmenté de façon significative en 2018, lorsque VLB a dégagé une piste de patinage. L’hiver dernier, au milieu de la pandémie, le lac gelé est devenu une attraction majeure pour les résidents et visiteurs. Les activités incluaient: la pêche, la marche, le patin, le ski de fonds et le ski cerf-volant. En hiver les problèmes de surpeuplement ne sont pas aussi extrêmes qu’en été. Cependant, l’été dernier, la Plage Douglass a été envahie par les visiteurs. Pour prévenir ce chaos, cet été, VLB a agrandi et pavé le stationnement et installé des parcomètres pour les visiteurs. Il faudra voir comment cela fonctionnera.

Que pourrait être une solution à long terme à la pression grandissante des visiteurs sur notre petit lac? Dans le passé, quand la population de notre village était stable et le commerce florissant, la priorité était accordée aux visiteurs.

Mais l’équilibre a été renversé. Des centaines de nouveaux résidents ont un impact significatif sur la société de VLB et sur l’économie. Plusieurs centaines d’autres potentiels nouveaux résidents cherchent une opportunité de vivre à VLB. Au centre de leur choix se trouve l’attraction du lac. Il est peut-être temps de faire des intérêts des résidents de nouveau la priorité.

Traduction: Guy Côté