Déjà en 1968 on rapportait dans le Brome Lake News que «la pollution rendait le lac inutilisable pour la deuxième fois en 13 mois – la floraison était incroyable à voir – une épaisse soupe verte couvrant chaque centimètre des 4 000  acres de la surface de l’eau.» 

Une des mesures pour faciliter la réaction à ce problème était d’y impliquer toutes les juridictions autour du lac. L’Association pour la conservation du lac Brome (env. 1961-1992) et plus tard, Renaissance lac Brome, ont fourni un leadership indispensable pour favoriser l’amélioration du lac. Les facteurs affectant la qualité du lac 

Dans son processus de vieillissement, un lac devient riche en nutriments (en particulier le phosphore), qui nourrit les plantes aquatiques, les algues, et les cyanobactéries. Dans des conditions atmosphériques favorables, l’eau du lac peut virer au vert – un phénomène appelé «bloom de cyanobactéries». Régler les problèmes du lac est un 

projet en devenir qui requiert la participation de tous, en particulier: 

1. Résidents près du lac et des ruisseaux – revitaliser les berges, ne pas utiliser de fertilisants et garder leurs systèmes septiques en bon état; 

2. Conseil municipal – diminuer l’urbanisation près du lac et ruisseaux, construire des systèmes d’égoûts où c’est nécessaire et prévenir leurs déversements dans le lac; gérer le ruissellement sur les routes, dans les fossés et les sites de construction; 

3. Proprios de bateaux à moteurs – éviter les excès de vitesse près des rives et dans les eaux peu profondes. 

Efforts de restauration du lac 

Une première étape majeure suivant la création de VLB a été la construction d’un égoût municipal servant Knowlton et Bondville, qui dépendaient totalement de systèmes septiques (ou pire) pour l’évacuation de leurs eaux usées. Après la construction des égoûts, restaient trois sources d’inquiétude à propos des eaux usées: 

1. La Ferme des canards – Une lettre datée de 1991 de la Commission de l’environnement de Lac-Brome estime que 36% du phosphore s’infiltrant dans le lac provenait de la Ferme des canards. Des tests de 1998 indiquaient que des «niveaux élevés» de phosphore se trouvaient dans le ruisseau Pearson, attenant à la ferme. Depuis lors, la Ferme des canards a pris des mesures pour remédier à la situation. 

2. Les propriétés riveraines et leurs systèmes septiques – Pour ceux qui n’ont pas accès au système municipal d’égoûts, les règlements actuels requièrent une installation standard avec un réservoir de rétention et un champ d’épuration là où les dimensions de la propriété et les conditions du sol conviennent.  Autrement, un réservoir scellé ou une alternative acceptable sont requis. 

Depuis le début des années 90, VLB a dépensé plus d’un million en études et en consultations. Renaissance lac Brome (RLB) a été créé en 2001 pour encourager la
ville et ses résidents à faire leur part dans l’élimination appropriée des eaux usées, et l’observation des règlements et des pratiques telles, la plantation d’arbres et de végétation sur les berges des rivières et les rives des lacs pour filtrer les ruissellements d’eau et limiter la contamination de l’eau. 

Au cours des ans, les règlements se sont durcis mais à moins qu’une installation puisse être prouvée polluante, la municipalité a été réticente à imposer les normes actuelles – et des systèmes non- conformes sont encore installés à l’insu de l’inspecteur. Une analyse de RLB conclue que des 249 installations appartenant à des résidents, 71% ne respectent pas la distance minimum du lac.  La même chose s’applique au respect des 15 mètres de littoral autour du lac. Trop souvent, la municipalité a permis la construction à l’intérieur de ces limites. 

3. Débordements du système d’égoûts de la ville – Si les pompes tombent en panne, comme il n’y a ni citerne ou réservoir de rétention des eaux usées, les égoûts de la ville se déversent directement dans le lac.  Les travaux initiaux de l’Association pour la conservation du lac Brome, de RLB, de la Fondation des terres du Lac Brome (préservation des terres humides), les règlements concernant le lac, et le support financier de la Ville ont permis une amélioration drastique de la qualité du lac. 

Mais des soins continus sont nécessaires si nous voulons continuer de jouir du plus grand atout de la ville, surtout alors que l’utilisation du lac est en constante expansion.

Traduction: Guy Côté