Lancée en mars 2019 la stratégie de la MRC Brome-Missisquoi pour attirer une nouvelle clientèle de travailleurs, milléniaux et immigrants, donne à ce jour des résultats prometteurs.

Le nouveau portail internet, «Trouve ton spot», avec ses déclinaisons «Fais le move», «Ta prochaine job», et «Ta vraie nature», ont attiré, dans la section emploi, 30% des visiteurs soit, 40% en provenance de Montréal, dont une majorité de femmes de 25 à 44 ans.

Tout à fait dans la catégorie d’âge visée par la campagne: «Nous avons même eu 400 clics dans le menu «Je postule» qui propose de remplir un formulaire d’embauche pour l’un ou l’autres des emplois offerts» déclare satisfaite Mariève Lebrun, coordonnatrice de la stratégie d’attraction de nouvelles populations à la MRC Brome-Missisquoi.

L’objectif de la cam- pagne est ambitieux soit 1 000 nouveaux travailleurs par année pour les dix prochaines années. «C’est le double de la migration standard», dit-elle.

Difficile pour l’instant de chiffrer le nombre des 18-40 ans qui ont répondu à l’appel. La campagne n’en est qu’à ses débuts. Mais après consultation et sondage on connaît davantage les points d’attraction et les freins au déménagement

en région pour un jeune ou une jeune famille dans Brome- Missisquoi. Points positifs: pas éloigné des grands centres (Montréal, Sherbrooke, Granby), nature, absence de congestion en circulation, accès aux services de proximité. Points négatifs: rareté de logements abordables, coût des résidences, peu de transport public (souvent besoin de deux voitures pour les familles).

«Présentement nous sommes encore dans la première phase, c’est-à-dire celle de la notoriété. Nous cherchons à nous faire con- naître à Montréal par exemple. Il nous faut aussi sensibiliser les municipalités aux besoins des jeunes», précise Mariève, elle qui a personnellement pris le risque de déménager de Montréal à Bromont avec sa famille, il y a cinq ans. Et elle ne semble pas encore s’en mordre les doigts. Un exemple on ne peut plus convainquant pour tous ces jeunes qui hésitent encore à faire le saut.