Le temps est venu de se serrer les coudes, encore une fois, et de trouver une solution à la crise qui secoue la Clinique médicale de Knowlton. Il n’y aura plus, à la fin de mai, que trois médecins à la clinique de Knowlton plutôt que six. Les patients se font dire d’aller sur Internet pour trouver un nouveau médecin de famille. Nous connaissons tous des personnes âgées elles sont nombreuses ici qui sont prises au dépourvu face à cette situation.

En lisant Tempo, vous trouverez du dépannage en attendant que tous les patients orphelins trouvent un médecin pour les prendre en charge. Il est impératif de faire pression sur ceux qui décident au sein de notre gigantesque système de santé. En ce moment, des pétitions circulent, c’est un bon début. La tâche la plus ardue incombera à nos élus, locaux aussi bien que régionaux et provinciaux.

«La clinique va demeurer ouverte, je vous l’assure» s’est engagé le Maire Richard Burcombe qui siège au comité de la santé de la MRC de même qu’un conseiller proche de notre députée Isabelle Charest.

Le fait que Madame Charest soit ministre est de nature à nous aider. La crise à la Clinique de Knowlton est sérieuse. Code Rouge ou code Orange c’est la façon pour le ministère de la santé de désigner les situations d’urgence dans des localités ou régions. Or, en ce moment aucun code n’est associé à notre région. Pourtant, notre région était l’une des rares au Québec ou 80% de la population avait un médecin de famille, l’objectif du gouvernement. Par conséquent, notre région n’est pas considérée comme prioritaire pour les bureaucrates du Ministère de la Santé.

Cela devrait nous forcer à talonner les instances du système comme nous avons su si bien le faire dans le passé. La Clinique médicale de Knowlton a vu le jour grâce aux pressions du public pour avoir un pôle de soins de santé de proximité. Il ne faut pas s’attendre à voir trois nouveaux médecins de sitôt à la clinique de Knowlton mais en maintenant une pression continue et vigilante nous pourrons éviter que l’avenir de notre clinique médicale soit ignoré dans les méandres bureaucratiques de notre système de santé. Notre région est attirante. Cet élément jumelé à notre détermination est essentiel pour obtenir de nouveaux postes de médecins à la clinique. Nous pouvons seulement espérer que forts de l’appui de nos élus et grâce aux pressions de tous les citoyens nous parviendrons à faire avancer les décisions qui serviront au mieux la santé de notre population.