Jeu de chaises musicales et vent de changement dans l’administration et la gestion du Théâtre Lac-Brome. Au cours des 12 derniers mois, la moitié des membres du Conseil d’administration a été renouvelée, le directeur artistique a quitté le navire (et sera remplacé sous peu) et un poste de directeur des opérations a été créé. Enfin, à l’issue de l’assemblée générale annuelle des membres le 28 septembre dernier, le conseil d’administration a procédé à l’élection d’une nouvelle équipe de direction.

Le CA sera dorénavant présidé par Jean-Claude Mahé, anciennement de l’Office National du Film et de Téléfilm Canada, dont il a notamment été le directeur adjoint par intérim. M. Mahé succède à Hélène Jalbert qui occupait ce poste depuis 2014 et qui a décidé de se retirer de ses fonctions. Brigitte Boutin, ancienne Ombudsman adjointe au bureau de l’Ombudsman des services bancaires a été élue vice-présidente. Bruno Bourgeois, ancien membre de la haute direction de la Banque Nationale et de ses filiales, a été reconduit au poste de trésorier, poste qu’il occupait depuis la mi-janvier. Enfin, l’ex vice-présidente, Janet Dedicik, spécialiste en formation, occupe dorénavant le poste de secrétaire.

Cette réorganisation et l’ajout de sang neuf au sein du CA au cours des derniers mois, s’inscrivent dans la foulée du virage amorcé en 2017, où l’offre culturelle de l’ancien théâtre d’été fut étendue à longueur d’année et les lieux physiques modernisés, au prix d’importants investissements.

Un virage qui a contribué à élever les attentes des membres et des bailleurs de fonds à l’égard des administrateurs du Théâtre qui seront éventuellement appelés à revoir certaines pratiques au chapitre de la gestion financière, de la programmation, des relations avec les donateurs présents et à venir, des relations publiques et du marketing. Le mandat du Théâtre devrait être, semble-t-il, remis à jour.

Doléances et bonnes nouvelles

Par ailleurs, certains membres anglophones présents à l’assemblée générale ont critiqué les gestionnaires du Théâtre, leur reprochant entre autres de ne pas avoir mis à l’affiche suffisamment de pièces de théâtre en anglais. Ce qui «ne serait pas conforme au mandat initial» de l’institution. Ce à quoi l’ex-secrétaire du Conseil, Michel Green, a répondu que l’époque où Lac-Brome comptait une population à plus de 80% anglophone était depuis longtemps révolue et que le Théâtre se devait de refléter la nouvelle démographie de VLB. La situation du Théâtre n’a d’ailleurs rien de dramatique, bien au contraire. Le rapport d’activités fait état d’une amélioration des résultats financiers et d’une hausse de 71% des revenus de la billetterie. En 2018, treize spectacles au programme ont même joué à guichets fermés. Signe que sa programmation rejoint déjà les goûts d’une large part de son public.