Après 28 ans à la barre, Nicolas Pynes n’est plus le directeur-général du Théâtre Lac Brome.

S’est-il fait montrer la porte ? Certaines sources affirment qu’il a été poussé, bien que M. Pynes considérait partir depuis quelque temps.

Dominic Boulianne lui succédera. Il s’agit d’un pianiste québécois de réputation internationale qui a mis sa carrière sur la glace, a déménagé à Knowlton et commencé des cours d’anglais. Des directeurs de la région de Montréal convoitaient le poste semble-t-il  mais Boulianne a fait le saut et pris la décision de déménager ici.

Comme c’est souvent le cas dans des situations semblables, plusieurs versions des faits circulent mais il semble qu’il n’y avait pas de protocole prévu pour cette fin abrupte le 4 septembre. M. Pynes a offert de rester afin  d’aider M. Boulianne pendant  la transition et la conclusion des projets en cours. Son offre a été refusée.

Janet Dedicik, membre du conseil d’administration du théâtre, a indiqué que M. Pynes sera disponible pour répondre à un certain nombre de questions pendant que M. Boulianne s’installera dans ses nouvelles fonctions. Les deux hommes sont des amis, des collègues et des professionnels. Outre cette collaboration, M. Boulianne sera seul à la barre.

La raison principale derrière la décision du conseil tient au fait que le théâtre passe d’une programmation saisonnière à une programmation annuelle. ‘’Nous avons besoin de quelqu’un qui est là tous les jours’’ explique J. Dedicik. M. Pynes et son épouse passent  l’hiver en Floride ou ailleurs à l’étranger. M. Boulianne sera ici toute l’année.

‘’Je suis très heureux d’être là’’ nous dit M. Boulianne sur un ton qui ne cache pas son ambition. ‘’Le théâtre offre un tel potentiel.’’

De son côté M. Pynes se dit ‘’vraiment content d’être sorti’’ de cette entreprise endettée mais qu’il a contribué à bâtir. ‘’Je compte maintenant profiter de la vie’’. Il continuera de contribuer au Festival de Cinéma Knowlton, de jouer et d’accorder des pianos et de créer ses propres projets.

Il recevra une compensation d’un an de salaire et cela après 28 saisons des spectacles courus et de salles combles, pour sa participation à la rénovation récente du théâtre, un projet financé par le Ministère fédéral du Patrimoine ayant pour mandat de monter une majorité de productions en anglais.

Si ce mandat venait à changer ou si le théâtre devait faire faillite, il devra rembourser le coût du bâtiment. C’est un des défis auxquels sera confronté le nouveau directeur-général. Nous en saurons plus sur M. Boulianne après qu’il aura eu quelques mois pour s’installer.

Traduction : Francine Bastien