Trois des six postes de médecins à la Clinique médicale de Knowlton ne seront pas comblés. Le Dr William Barakett vient de prendre sa retraite pour des problèmes de santé, le Dr Jean-Jacques Barbeau se retirera le 1er juin et la Dr Marie-Danielle Gendron a quitté en 2017. Dans une entrevue avec Tempo, le Dr Michel Camirand, directeur adjoint des services professionnels au CIUSSS de l’Estrie fut très clair «il n’y a pas de poste disponible pour une candidature». De fait, le Dr Camirand et son équipe essaient de réorganiser les ressources existantes du territoire pour satisfaire les besoins des patients».

La clinique ne peut pas afficher un poste ou embaucher des médecins. Les allocations de médecins dans la province se font selon un système complexe de quotas (PREM) et présentement, «il n’y a aucun candidat sur les rangs pour remplacer les Dr Barakett et Barbeau», dit le Dr Camirand.

Les deux médecins se partageaient 3700 patients. Afin de fournir des services adéquats à ces patients, le Dr Camirand projette de négocier des ententes avec d’autres médecins pratiquant dans la région, «nous devons répondre aux besoins de ces patients sans les envoyer aux urgence», dit-il.

L’état de santé sera un facteur déterminant pour établir qui aura un nouveau médecin, où et quand. «L’outil pour régler ce problème étant la liste GAMF (Guichet d’accès à un médecin de famille), il est donc capital que les patients orphelins inscrivent leur nom sur cette liste». Quelle sera la durée de ce processus? Le Dr Camirand espère que dans la première quinzaine de mai un système sera en place pour offrir des services opportuns à la clientèle orpheline et que «pour le mois de juin un tout nouveau système sera en place».

Des pressions exercées

Le maire de VLB, Richard Burcombe a promis «de faire tout le nécessaire pour assurer le fonctionnement de la clinique». Ceci inclurait de l’assistance financière pour la location si nécessaire affirme le maire. Le Conseil de VLB a adopté une résolution ce mois- ci soulignant l’importance de procurer des soins de santé localement à notre population vieillissante et la nécessité de discuter du problème avec le ministre de la Santé. La ministre Isabelle Charest députée de Brome-Missisquoi, est aussi impliquée. «Les pressions politiques doivent être maintenues sur ceux qui gèrent le système de santé» dit Michel Lafrance, le maire de Sutton et président du Comité des usagers pour le secteur de la Pommeraie. Quand on lui demande si les besoins de la population peuvent être satisfaits adéquatement avec les ressources existantes, monsieur Lafrance est d’avis que ce sera difficile sans ajout de ressources, comme des infirmières praticiennes pour régler les cas plus routiniers. L’avenir s’annonce difficile surtout parce que plusieurs médecins de la région sont sur le point de prendre leur retraite, et comme l’affirme le Dr Lafrance: «notre système d’affectation des médecins est plutôt réactif que pro-actif».

Traduction Guy Coté