• Depuis la fête des mères, deux mangeoires à colibris accrochées à une perche jouxtant le patio connaissent un magnifique achalandage, surtout depuis la naissance de la relève en juillet. Au grand étonnement des proprios et préposés au buffet, un intrus s’est intéressé au festin d’eau sucrée. Il a vite été identifié comme un rejeton du pic mineur et a semé tout un émoi lors de ses apparitions quotidiennes pendant deux semaines. D’autres lecteurs ont-ils été témoins d’un semblable phénomène?
  • Cet été, pour la première fois, on a fréquemment vu des moqueurs-chats dans un jardin du secteur de la marina, ainsi que près du sentier. Ces passereaux sont plutôt discrets mais s’affichent par leur chant miauleux et des yeux globuleux. Sans aucun doute d’autres en ont vu dans les parages. Une résidente, qui observait le virevolte d’un couple ailé, s’est inquiétée d’un barouf émanant d’un gros buisson de chèvrefeuille tout contre son balcon. Elle est soudainement sortie de sa maison pour prendre le pouls de la situation et, à son désarroi, a vu qu’un écureuil roux s’était emparé d’un oisillon et s’en délectait. Malgré ses cris perçants et le battement de ses mains, l’intrus est demeuré attablé jusqu’à ce qu’elle s’approche du buisson sous un autre angle et qu’il prenne la fuite, proie entre ses crocs. Atterré, le couple de moqueurs-chats a mis court à son ballet de chasseurs en piqué et à ses miaulements pour fuir et ne jamais revenir.
  • Une jardinière se demandait comment diantre de la terre avait été excavée de ses plates-bandes et saupoudrée sur ses plantes, laissant un petit trou de toute évidence profond. Pendant qu’armée d’un arrosoir elle aspergeait des annuelles, elle a décidé de remplir le trou pour juger de sa profondeur. Soudainement un objet de terre incrusté a jailli du trou pour se réfugier derrière des buissons. Elle s’est rendu compte qu’il s’agissait d’un suisse détrempé et désemparé. Il était évidemment plus vaillant que l’on aurait pu le croire car, malgré que le trou ait été obturé par deux bonnes pierres, il a vite pratiqué un nouvel accès à sa demeure décidemment souterraine.
  • Traduction: Jean-Claude Lefebvre