• Tôt un matin ce printemps, un épais manteau de neige encore au sol, un citoyen de Bolton-Ouest a repéré un nid haut perché dans sa cabane à bois. Il avait été confectionné de feuilles et de retailles de gazon et installé sur un croisillon, le tout soutenu par les dents de deux râteaux et un balai-brosse. Comme il s’approchait pour investiguer, un écureuil roux s’est enfui du nid, a filé à travers les airs derrière l’empilement de bois sans demander son reste. Fin de l’histoire s’est dit le résident. Trop de branle-bas pour un couple au nid. Quelques semaines plus tard, notre bonhomme est revenu sur les lieux récupérer le balai pour débarrasser la terrasse des vieilles graines d’oiseau. Ce faisant, la brosse du balai a brassé le nid, et une petite tête rousse est apparue l’oeil un peu torve. Le résident a battu en retraite, balayage et ratissage pouvant bien attendre, s’est-il dit, le temps que la famille grandisse et quitte son domicile. Sans aucun doute pour élire résidence dans le grenier. 

• Le fait d’héberger une mouffette et ses petits sous un cabanon ou une terrasse peut poser problème. Il existe une solution simple: un harcèle- ment tout en douceur. Les mouffettes se choisissent des résidences là où la noirceur règne, tout comme la tranquillité et la sécurité. Un amalgame de lumière, bruit et odeurs peut persuader une mouffette de décamper. 

Il s’agit de disposer, près de l’entrée de son antre une forte torche, un poste-radio syntonisé à une fabrique de bavardages et, dans un sac de plastique, des chiffons imbibés de vinaigre de cidre ou d’ammoniaque. Sac qu’il faut ensuite orner de petits trous et pendre tout contre l’entrée en compagnie des autres outils de combat. Pour que cette panoplie produise son effet, il faudrait qu’elle demeure en place pendant trois jours et trois nuits. Ceci fait, bouchonnez du papier-journal dans l’ouverture de l’entrée; s’il est toujours en place trois jours plus tard, la bataille a probablement été gagnée. Il ne reste qu’à obstruer l’entrée avec un treillis métallique à mailles d’un quart de pouce.

Traduction par Jean-Claude Lefebvre