• Voilà que vous revenez de vacances en République dominicaine, la pilule dorée, le corps au neutre, prête à défaire votre valise rouge qui … tout compte fait n’est pas la vôtre. Une panique vous assaille, les tensions renaissent et vous vous sentez mal à l’idée qu’une malheureuse vacancière se fait du mauvais sang quant à son bien perdu ou subtilisé. Le nom et l’adresse figurant sur la valise révèlent que la dame loge sur la rive-sud, mais aucune des manoeuvres de dénichement de son numéro de téléphone, – recherche en mode inverse, pages jaunes ou Facebook – ne mène à un eureka. La procédure normale veut que tout bagage orphelin soit retourné à l’aéroport d’arrivée par son infortuné détenteur, muni de son passeport. Ce n’est qu’alors que la valise en vadrouille peut revenir à son proprio et être soumise aux faucons des douanes. Cependant, le transporteur aérien a convenu de faciliter l’échange de numéros pour que la valise rouge puisse être livrée à sa propriétaire de droit ultra contente. Autrement, elle aurait dû se cavaler à l’aérogare pour l’y cueillir. Apparemment, ses bijoux de voyage s’y trouvaient, d’où une leçon indélébile qu’en voyage il faut garder à l’oeil de telles possessions.

• Un chameau bien-aimé d’une ferme pédagogique de la région souffrait de calculs biliaires qu’il fallait lui retirer. Comme on ne pouvait les dissoudre, il a fallu un coup de bistouri fort complexe. Impérativement, devait s’ensuivre un séjour de récupération dans une enceinte calme et chaude, d’où l’entrée en scène de Susan Mason qui l’a hébergé dans son écurie dans un box en mal de pensionnaire de son écurie. Doug, le chameau, se remet bien de ses émotions et l’on dit que Susan s’ennuiera sûrement de lui, un invité si charmant.

Traduction: Jean-Claude Lefebvre