«Une loi privée contournerait la Loi sur la police et cela n’est pas souhaitable (…) nous ne pouvons donner une suite favorable à votre demande.» C’est l’essentiel de la lettre de la ministre de la Sécurité publique envoyée au Maire Richard Burcombe en réponse à sa demande de mettre en place un service de police avec la Ville de Bromont.

«Je ne suis pas surpris» nous a confié le maire de VLB lors d’un entretien avec Tempo «mais je demeure optimiste. Il faut continuer à nous battre pour ce que l’on croit. Nous voulons les services à la hauteur de ce que l’on paye, soit près de 1,9M$ par année. Nous allons continuer de nous battre avec Bromont pour obtenir les services que nous voulons.»

La lettre de la ministre ajoute que le gouvernement déposera sous peu un Livre vert qui passera en revue l’ensemble des activités policières à travers la province; la requête de VLB-Bromont sera examinée dans ce contexte. De cette manière le gouverne- ment évite de créer une exception à la Loi sur la police et un précédent que pourraient invoquer d’autres municipalités.

Qu’est-ce qui pourrait modifier la position du gouvernement? «Notre situation est unique», insiste le maire de VLB, «c’est une bataille que nous pouvons gagner. Nous croyons que le gouverne- ment de la CAQ est ouvert au changement, nous devons porter la balle dans leur camp: nos services policiers ne sont pas à la hauteur de la facture que l’on paye. Nous avions une présence policière plus importante avant la SQ. Il faut retrouver cela.»

Deux ans de pourparlers sont donc encore repoussés. Le Livre vert doit être déposé en décembre. Il donnera lieu à des consultations publiques, puis le gouvernement devra passer le tout en revue et émettre une série de recommandations. Tout cela prendra du temps.