La tempête du 31 octobre dernier, et les pannes d’électricité qu’elle a occasionnées ont entraîné des déversements particulièrement importants d’eaux usées dans le lac Brome.

«Lors de pluies abondantes, il n’est pas exceptionnel qu’une ou deux stations de pompage (VLB compte 12 stations de pompage) donnent lieu à des surverses dans le lac», explique l’ingénieur municipal et chargé de projets aux Travaux publics, Marc-André Boivin.

Mais lors du coup d’eau de la fin octobre, ce sont 8 stations sur 12 qui n’ont pas été à même de faire leur travail et ont engendré des débordements d’eaux usées dans le lac. «En ce moment, les débits de pointe dépassent souvent les capacités des pompes qui datent de la fin des années 70. Ajouté à cela, le développement urbain, qui contribue forcément à augmenter le volume d’eau à pomper. C’est préoccupant. Surtout dans un contexte de changement climatique où les pluies soudaines et abondantes seront plus fréquentes», souligne-t-il.

Les stations de pompage occuperont donc une place importante dans le plan d’action budgétisé des Travaux publics qui devra tenir compte des nouveaux débits de pointe. C’est incontournable, le parc d’équipement devra être partiellement renouvelé, y inclus le parc de génératrices: «En cas de panne nous faisons appel en ce moment à des génératrices portatives dans les stations plus petites. Ça ne suffit plus. Cette année nous installerons trois nouvelles génératrices permanentes.»

«Bref, Je pense que dans ce secteur nous sommes rendus à la croisée des chemins et il nous faut agir à plusieurs niveaux en même temps», conclut l’ingénieur Boivin.