Vous avez sûrement, sans le savoir, déjà entendu un enregistrement de John Cameron ou assisté à un concert ou événement où il était ingénieur de son. John Cameron a vécu toute sa vie à Lac-Brome. Ayant grandi à Fulford, il habite Bondville depuis 15 ans. Passionné de musique, son père a créé en 1992 le plus vieux club officiel de bluegrass au Québec, The Townships Bluegrass and Old Time Country Music Society. C’est là qu’il a fait ses classes. Le club avait acheté un système de son et personne ne savait s’en servir, lui non plus d’ailleurs. Autodidacte, il a tout appris par lui-même. En peu de temps, des groupes l’appellent pour s’occuper de la prise de son lors de leurs événements. Une passion était née. Depuis, il a couvert de nombreux événements, dont le New Richmond Bluegrass Festival à Gaspé où il fêtera cette année ses quinze ans de participation. L’événement a obtenu une reconnaissance mondiale en 2016 en tant que finaliste dans la catégorie événement de l’année au International Bluegrass Music Awards, une reconnaissance dont il est très fier.

John a travaillé presque partout sur le territoire de Lac-Brome. Que ce soit pour la ville, fournir le système de son pour synchroniser la musique lors de la Fête du Canada, s’assurer que le son soit parfait lors des concerts d’Amos Joannides ou des spectacles musicaux ou comédies musicales au Théâtre Lac-Brome. D’ailleurs, depuis la réouverture du Théâtre, après les rénovations, tous les artistes qui ont eu la chance de travailler avec John sont unanimes quant à la qualité exceptionnelle du son pendant leur spectacle, au point de le mentionner en plein spectacle comme l’ont fait Marc Hervieux, Alexandra Ribera & Emily Claire Barlow et plusieurs autres. Sans John et son équipement, le son au Théâtre n’est pas très bon. Les spectateurs sont donc privilégiés de pouvoir profiter de l’expertise de John de l’automne au printemps et lors de festivals comme Nos week-ends Knowlton. Selon John: «Le secret pour un son parfait est un fin dosage entre un bon système de son et l’expérience d’un ingénieur de son qui sait s’adapter à la production ».

John a aussi un studio d’enregistrement dans son sous-sol depuis une dizaine d’années où il travaille avec des artistes locaux comme Sarah Biggs et Amos Joannides. Les versions française et anglaise de la chanson Faire danser un village y ont d’ailleurs été enregistrées. Il adore cet aspect de son métier, car il peut travailler sa créativité et vraiment créer un partenariat intéressant avec les artistes. Il aime pouvoir faire du studio et de la scène et son rêve est de continuer encore très longtemps.