Deux mille dix-huit a été une très bonne année pour l’immobilier sur le territoire de Lac-Brome.

Après une longue période de stagnation, les agents locaux sont encouragés par les ventes sur les marchés résidentiel et commercial. Lois Hardacker et Jessica Brown sont des exemples du succès atteint par l’ensemble de nos agents immobiliers.

«Cela a commencé à l’automne 2017», dit la chevronnée Lois Hardacker de Royal Lepage. «C’est dû à la situation économique du Québec. Quand le marché s’emballe, cela affecte l’enthousiasme des acheteurs potentiels. Et quand les taux d’intérêt montent, les acheteurs sont encouragés à agir tout de suite, avant les prochaines hausses.»

Jessica Brown, une agente relativement récente chez Coldbrook convient que la situation s’est retournée l’an dernier, mais affirme que 2018, «a été très très occupé. C’est étonnant pour Knowlton et ça se répercute jusqu’à Sutton».

Même si elle est impliquée dans 39 ventes pour 2018, dont 12 dans les deux derniers mois, Jessica se limite à dire qu’elle est «prudemment optimiste» pour l’avenir immédiat. «Les propriétés plus chères se vendent bien mais les moins chères ne se vendent pas. Je me demande ce que la classe moyenne a les moyens de se payer.»

Lois Hardacker attribue une partie de l’augmentation des ventes aux «baby boomers». Beaucoup de personnes ont quitté le Québec dans les années 70 à la recherche d’emploi et de stabilité politique. Ils pensent maintenant revenir, ils aiment la Ville de Lac-Brome et le fait que ce soit une communauté bilingue.

Avec ses ventes de deux propriétés riveraines de 7,4 millions et de 2,375millions, Lois n’aura pas de pommes de terre dans son bas de Noël cette année.

Elle pense que ce qui est encourageant pour le marché actuel, c’est sa versatilité. Les propriétés dont les panneaux «À vendre» commençaient à rouiller sont vendues. Les édifices commerciaux vacants tel Quais de l’Estrie sur la route 243 à Foster ont changé de mains. Tara Moar et Matthew Greer vont y transférer leur entreprise Brûlerie Virgin Hill .

L’ancien campus satellite de l’Université Bishop a été vendu et réaménagé en maison privée et galerie d’art.

Même le fantomatique restaurant chinois sur le chemin Knowton coin Victoria, qu’on pensait invendable, a trouvé preneur. L’artiste Annie Schank, qui travaille le verre, installera dans le vieux local décrépi un atelier et un éventuel espace commercial.

Le «Bed and Breakfast» voisin de l’Auberge Lakeview a été vendu et restera un B&B. Aussi, la maison historique de briques rouges de l’autre côté de la rue, à côté de l’ancienne Quincaillerie Barnes a été vendue.

England Hill, l’ancien magasin général sur Lakeside, s’est réincarné en édifice multi-fonctionnel comprenant des appartements et une galerie d’art à fonctions multiples. L’ancien complexe où était situé LL Brome abrite maintenant des bureaux et a été vendu. Son avenir reste à préciser.

Contrairement à la tendance et aux rumeurs du village, l’Auberge Knowlton n’est pas vendue. Mais l’intérêt dans ce vénérable établissement du village est sensé être très marqué.

Jack Walker, propriétaire d’England Hill, pense qu’il y a une raison très simple pour le boom de Knowlton et des environs. «C’est simplement un endroit extraordinaire où il fait bon vivre.»

Traduction: Guy Côté