Peu d’institutions ont été affectées autant par la COVID-19 que les églises. Les vieilles églises, avec leurs recueils d’hymnes et la communion, ont été forcées de fermer leurs portes.

Mais l’église anglicane St. Paul a réussi à rehausser sa capacité de servir en passant en ligne. Après la fermeture en mars 2020, une assemblée de 5 000 personnes a assisté en ligne au service pascal. Comme bien d’autres choses, cette capacité de changer la façon de faire n’a pas résulté d’un projet, mais fut le produit d’une série d’initiatives destinées à améliorer l’expérience des paroissiens. La première étape n’a eu rien à voir avec le monde du web, mais elle avait comme but d’aider les fidèles à suivre le service comme s’ils étaient dans l’église elle-même. Tim Wiebe a installé deux écrans faisant voir le service dans les deux langues et incluant les hymnes. En plus, pour suppléer au petit orgue traditionnel de l’église, un orgue numérique a été installé qui pouvait reproduire le son de plusieurs grandes cathédrales.

Ce fut là la base. Avec l’aide de Rugge Thompson et Justin Cuplinskas, le premier flux en direct a été diffusé le 17 mars, 2017 à l’occasion des funérailles de Sebby Call. Le très grand nombre de ceux qui désiraient y assister a incité Wiebe à utiliser le web pour les accommoder.

À la suite de ce succès, en juillet, Wiebe instaura la diffusion des services réguliers. Conséquemment, lorsque la fermeture devint inévitable, St. Paul était prêt. En plus des participants locaux, s’ajoutent des internautes de Hong Kong, d’Égypte, du Canada et de certaines régions des États-Unis.

La prochaine étape? «La post-fermeture ne signifie pas le postnumérique», déclare Wiebe. «Avec 2 000 personnes assistant aux services de Noël et de Pâques, la diffusion numérique comble un besoin que l’église physique ne peut offrir.»

Traduction: Michel Morin