Le groupe agricole de Bolton­-Ouest (GABO) est le fruit d’une superbe idée. Forger un partenariat de gens cherchant à faire un meilleur usage de leurs terres et, parallèlement, étoffer le caractère rural et la beauté de Bolton­-Ouest. Les partenaires mettraient en com­mun leurs terres et ressources pour fonctionner comme une coopéra­tive agricole vouée à la production de foin de qualité, à la gestion forestière et potentiellement, à l’élevage et au marketing de bovins élevés au vert et assez grande pour assurer la viabilité du projet. Les produits seraient vendus sous la marque distinctive de Bolton et pour­raient éventuellement inclure d’autres produits locaux.

Les avantages seraient nombreux. Des fermes appartenant présentement à des non­fermiers seraient remises à contribution et gérées de façon durable, tout en maintenant les champs ouverts et productifs. Les partenaires tireraient parti d’économies d’échelle en partageant ressources, savoir­faire et équipement. Des emplois seraient créés pour des gens expérimentés en agriculture et foresterie. La marque Bolton­-Ouest, en étoffant le caractère distinc­tif de la municipalité, pourrait devenir une identité lucrative en notre ère d’achats locaux.

Frayer le chemin à suivre

Mais comme avec de nombreux traits de génie, les détails sont le hic. GABO doit maintenant planifier les prochaines étapes de son projet: quel type de partenariat légal? Comment les opérations agri­coles et forestières fonctionneraient en principe? Quels types d’ad­hésion au groupe? Et surtout, quel type de financement?

«Un plan d’affaires doit être adopté. Le modèle sera développé dès l’an prochain, y compris un plan initial et un budget», dit Bruce Smith du Chemin Argyll, économiste agronome et membre du groupe.

Mais GABO a progressé sur d’autres fronts. Le groupe originel de huit propriétaires possédant en tout 1800 acres a injecté 2200$ chacun, et obtenu 25 000$ de subventions gouvernementales pour la recherche et la planification initiale. GABO a l’intention de se concentrer sur la gestion forestière et la production du foin. À plus long terme, le groupe se penchera sur la possibilité d’un effort con­ joint pour l’élevage et le marketing des bovins élevés au vert.

Bienvenue aux nouveaux membres

Le groupe est à la recherche de nouveaux membres, des proprié­taires terriens désireux de s’impliquer dans la gestion forestière ou la production du foin et prêts à payer des frais d’adhésion de 750$ pour profiter du partage de l’expertise, l’expérience et la main d’oeuvre. Les nouveaux membres seront invités à s’impliquer dans la prise de décision sur la formation du groupe et à envisager de devenir des producteurs agricoles et forestiers reconnus.

Malgré un certain scepticisme chez quelques­uns, Bruce Smith est optimiste quant à la capacité du groupe à réaliser ce projet. L’idée a fait l’objet d’au moins deux tentatives dans la dernière décennie, mais aucune n’est allée aussi loin que cette dernière. Nombreux sont ceux qui aimeraient faire quelque chose pour préserver le caractère agricole de Bolton­Ouest; il y a 50 ans, les champs comptaient pour environ 70% de la municipalité, maintenant c’est autour de 30%, déclare M. Smith. Il faut trouver la clé du succès.

Renseignements supplémentaires sur le groupe: Caroline Gosselin cgconsultante@hotmail.com.

Traduction: Jean­-Claude Lefebvre