La Ville de Lac-Brome connaît le marché immobilier le plus chaud de son histoire.  Votre boîte aux lettres est pleine de pub d’agents immobiliers se vantant d’avoir vendu une maison en 17 ou 22 jours. C’est le signe évident d’un boom immobilier. 

«Cela prenait un an ou deux pour vendre une maison,» dit un agent. «Je me souviens d’une maison du centre-ville qui a été sur le marché pendant sept ans.» Aujourd’hui elle se vendrait en quelques semaines. 

Pour les unifamiliales, dans la Ville de Lac-Brome, excluant les condos, il y a eu 175 ventes dans l’année 2020, année du confinement, en comparaison de 120 ventes en 2019, une augmentation de 45%. Ce sont les chiffres officiels de «Centris», le système des agents immobiliers, et cela n’inclut pas les ventes privées. 

Les agents immobiliers estiment que les prix augmentent de 50% d’une année à l’autre.  On compte plus de 40 ventes dans les dix premiers jours d’avril comparativement à 32 pour la même période l’an dernier. 

Il pourrait y avoir plus de ventes selons les agents, mais dit l’un d’eux, «nous avons de la difficulté à inscrire des maisons: quand je suis dans votre maison pour signer un contrat, j’ai probablement un acheteur au moment où je passe la porte.» 

Plusieurs résidents rapportent que des agents les approchent pour savoir s’il veulent vendre leur maison. Les gens qui ne veulent pas bouger font qu’il y a encore moins de maisons à vendre. Économie 101: offre faible et forte demande font monter les prix. 

Ce n’est pas un phénomène isolé. Pour les riches, les propriétés hors des villes sont plus chères. Les bas taux d’intérêt record rendent les hypothèques plus abordables. Dans le monde de l’appel zoom et des bureaux vides, travailler au paradis est irrésistible. Le seul problème est que le paradis devient de plus en plus inatteignable alors que les prix montent en flèche. 

Traduction: Guy Côté