La plupart des 471 propriétaires riverains à Ville de Lac-Brome ont été choqués par les énormes augmentations de leurs évaluations foncières municipales dans les avis triennaux d’évaluation reçus l’automne dernier, suivis de leurs compte de taxe municipale.

Il faut souligner que ces augmentations s’appliquent à TOUS les 471 terrains riverains, non seulement aux grandes propriétés.

L’augmentation moyenne d’évaluation entre le 1er juillet 2014 et le 1er juillet 2017 pour les propriétés riveraines est de 25,8 pour cent – et dans certains cas de 100 pour cent ou plus. Par contre, l’augmentation moyenne pour l’autre 86 pour cent des propriétés dans VLB est de 5,2 pour cent. Pour le nouveau rôle, l’évaluateur est tenu de déterminer la juste valeur marchande au 1er juillet 2017, et ne peut pas prendre en considération des ventes ultérieures à cette date.

C’est surtout la valeur des terrains riverains, et non des bâtiments, qui aurait augmenté de façon si dramatique. Tandis que les terrains non-riverains sont en principe évalués selon leur superficie et leur mesure frontale sur un chemin, les terrains riverains sont évalués, paraît-il, surtout selon leur mesure frontale riveraine, peu importe la qualité de la rive (végétation, roches, plage de sable, marais). L’évaluateur ne fait aucune inspection physique des lieux. Plusieurs propriétaires ont demandé une révision de leur nouvelle évaluation, disant que de telles augmentations sans précédent sont injustifiables, arbitraires et discriminatoires. Mais l’évaluateur est à la fois juge et partie en première instance.

L’évaluateur prétend, invraisemblablement, qu’entre 2014 et 2017 la plupart des terrains riverains ont doublé en valeur par mètre de mesure frontale riveraine. Certes, on a connu quelques prix exceptionnels, mais «une vente ne fait pas un marché» est un principe de base.

Le nouveau rôle d’évaluation sera en vigueur pour 2019, 2020 et 2021. Il sert aussi pour le calcul des taxes scolaires pour ces trois années.

Peter White Knowlton