L’eau ne manque pas, ce qui manque ce sont les endroits pour en profiter. On se plaît à répéter que le lac Brome est le joyau de VLB. C’est ce qui a attiré les premiers colons. Les couchers de soleil sur ce magnifique plan d’eau entouré de douces collines a depuis attiré les citadins qui y passaient l’été et qui s’y sont installés pour de bon.

Comme c’est souvent le cas en Amérique du Nord, le lac n’est pas facile d’accès. Il est entouré de propriétés privées, ce qui au fil des ans a tout simplement réduit l’accès des gens au lac. Il n’y a que très peu d’endroits publics où mettre son bateau à l’eau et aucun n’est à l’usage exclusif des citoyens de la ville.

La Plage Douglass est fort agréable mais elle est petite, le stationnement est vite rempli. Au point où il est parfois difficile pour les résidents munis de vignettes de parking d’accéder à leur lac d’autant qu’il attire de plus en plus de visiteurs chaque année.

Et puis pour ne pas faire simple, trois niveaux de gouvernement se partagent la gestion de nos lacs. En gros, Ottawa régit l’usage des embarcations à moteur; Québec régit la pêche et les activités récréatives et les municipalités réglementent les rives. VLB se doit d’aider ses citoyens à accéder au lac Brome surtout avec la popularité grandissante des embarcations non-motorisées comme les kayaks, canoës, planches à voile, etc. Pour y parvenir, la ville doit en faire une priorité politique et rechercher activement les moyens d’en faire une réalité.

Ce n’est pas d’hier que des pressions s’exercent sur la municipalité pour qu’elle achète un terrain sur l’eau. Si la Plage Douglass est devenue publique c’est uniquement grâce à la générosité d’anciens résidents. Il est devenu encore plus nécessaire de doter les citoyens de VLB d’un espace digne de ce nom sur ce qui est considéré comme le joyau de Ville de Lac-Brome.

La municipalité y pense, c’est bon. Qu’elle agisse bientôt plutôt que plus tard serait encore mieux.