La sève a vraiment commencé à couler à la mi-mars. Les érables produisent quand la température diurne est au-dessus du point de congélation et qu’elle se refroidit la nuit, comme tout «townshipper» sait. Cette année la saison a commencé en retard. À la St. Patrick, le 17 mars, Dave Hall n’avait produit que 400 gallons de sève. Cela semble beaucoup. Avec sa famille, il gère une énorme entreprise située à Iron Hill qui entaille 22 000 arbres, avec une tubulure bleue qui serpente à travers l’érablière et transporte la sève qui sera bouillie et réduite en sirop. Il faut 40 gallons de sève pour faire un gallon de sirop.

«Bon an, nous produisons 7 200 gallons de sirop, et mal an 5 200,» dit Dave, qui n’est pas seulement un producteur majeur de la région mais aussi le président local de l’office de commercialisation du sirop d’érable, Producteurs et productrices acéricoles du Québec, pour la Montérégie-Est. «Tout dépend de la température. Appelez-moi le 15 avril et je vous dirai quel sorte d’année nous allons avoir.»

La production actuelle est loin du vieux système de seaux suspendus sur les érables. Chez les Hall, ils utilisent un ordinateur pour vérifier le contenu des réservoirs et la condition du pipeline. «Les écureuils et les chevreuils ainsi que le vent peuvent causer des dommages», dit Andrew Hall.

Le Québec est l’OPEC du monde du sirop d’érable, produisant 70% de la fabrication mondiale. Le Vermont vient de loin au deuxième rang. On compte 25 producteurs de sirop d’érable à Ville de Lac- Brome, certains ont des installations plus grandes que celle des Hall.

Traduction: Guy Côté