La fermeture de la plage Douglass le 19 juillet dernier en a amené plusieurs à se demander comment il se peut que la plage puisse fermer aussi soudainement et rouvrir aussi vite. Afin de comprendre comment est assurée la salubrité de l’eau, Tempo s’est enquis des tests menés par le ministère de l’Environnement et par la ville. Depuis 2013, l’année où le lac avait été fermé après l’éclosion d’un important bloom de cyanobactéries, des mesures de protection ont été mises en place.

Pendant la saison de la baignade, le ministère de l’Environnement procède à deux tests d’eau à la plage pour vérifier sa teneur en coliformes fécaux. De son côté, même si la loi ne l’y oblige pas, la ville procède à des tests semblables aux deux semaines par mesure de précaution.

Cette année, le ministère a fait un test au lendemain d’une forte pluie. De l’avis de Gilbert Arel, le directeur général de la ville «les pluies abondantes amènent toujours des contaminants à la plage. Des déjections animales peuvent alors se retrouver dans l’eau et entraîner des lectures qui forcent la fermeture de la plage.» Dès le lendemain, un test a montré que l’eau était bonne et la plage a rouvert.

Se pourrait-il qu’une surverse de l’égout municipal ait causé ce compte élevé de coliformes fécaux à la plage? «Pas du tout» déclare M. Arel «il n’y a pas eu de surverse à proximité de la plage. La dernière surverse remonte au mois de mars au moment de la fonte des neiges et ça s’est produit dans le secteur Bondville, loin de la plage.» Selon le Service des travaux publics aucune autre surverse ne s’est produite depuis.