Les grands animaux sont exposés à la Foire de Brome chaque année, des vaches aux chèvres. Il est possible que le plus important des animaux domestiqués soit le plus petit: l’abeille. Ces merveilles communautaires sortent de leurs ruches pour fertiliser les plantes en frottant leurs pattes sur le pollen qu’elles déposent sur la prochaine fleur.

Les colonies d’abeilles sont menacées par les pesticides. Les changements brusques de température comme la vague de froid que nous avons subie le printemps dernier peuvent aussi tuer les abeilles.

 «Le temps froid du printemps fut dévasta- teur pour nos ruches», affirme Maude Tougas derrière des douzaines de pots de son miel au marché du samedi à Knowlton. Elle et son mari, David Marchand-Duchesneau élèvent les abeilles à Mansonville.

Près du tiers des ruches du Québec sont disparues l’hiver dernier, selon le rapport annuel produit par l’Association canadienne des apiculteurs professionnels. Ce fut probablement plus grave ici dans le sud du Québec. Une région où le froid est le problème plutôt que les pesticides.

 «Par chance, il y a très peu ou pas du tout de pesticide à Mansonville», dit madame Tougas.

Cet été, ils se redressent. Ils ont au moins 80 ruches d’élevage sur une grande propriété dans Knowlton. Il est important de créer des reines, essentielles pour une ruche productive et ensuite de les multiplier dans des ruches productrices. Même si les abeilles sont en danger, les apiculteurs de Mansonville font leur part pour rétablir leur population.

Traduction: Guy Côté