Fin Novembre, j’ai aperçu un oiseau inconnu qui mangeait le suif et les arachides dans nos mangeoires. À première vue, j’ai cru qu’il s’agissait d’une femelle gros-bec nocturne, mais avec un bec pointu et une queue plus longue. C’était définitivement un oiseau qui m’était inconnu. Il est vite devenu un visiteur plus fréquent et un jour, ma fille a pu prendre quelques photos que nous avons envoyées à Tom Moore, un ornithologue local. Il nous a vite donné une réponse. “C’est certainement un oiseau moqueur polyglotte selon mes sources. Je n’en ai jamais vu, mais on en a observé dans le sud du Québec à quelques reprises sur le site web des oiseaux rares du Québec. La carte de son territoire démontre que l’oiseau devrait se trouver un peu plus au sud en hiver, mais qu’on peut l’observer à l’année aussi loin au nord qu’au centre du Vermont/New Hampshire.

Cet oiseau moqueur polyglotte solitaire qui visite notre jardin chaque jour est devenu très territorial et se sert de sa voix pour éloigner les autres oiseaux osant envahir son aire de nourriture. Il chasse les mésanges, les chardonnerets, les sittelles, et juncos pour se réserver les arachides, les graines de tournesol noires exclusivement pour lui-même.

Cependant, récemment, il s’est bagarré avec une paire de geais bleus qui ne cèdent pas aussi facilement. Mais je dois admettre que lorsque j’entends le cri d’avertissement aigu de l’oiseau moqueur je me précipite à la fenêtre, prête à ouvrir la porte et à gérer la bataille entre le visiteur solitaire et la paire de geais bleus. Jusqu’ici, l’hiver a été assez doux, mais avec des températures plus froides, on craint que notre visiteur du sud ne survive pas. Nous habitons près de la Marina et nous sommes intéressés à savoir si quelqu’un d’autre aurait aperçu cet oiseau.

Traduction – Guy Côté