Entre le Conseil municipal et les règlements de zonage, il faut par- fois faire appel au Comité consultatif d’urbanisme (CCU). Cet organisme a pour mandat, très large, de «guider, d’orienter et d’appuyer le Conseil en matière d’urbanisme» selon le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation. Chaque municipalité québécoise doit en avoir un. Architecte et urbaniste originaire d’Écosse, David Kinninmonth a siégé pendant 20 ans au Comité d’urbanisme. Il vit à VLB depuis 25 ans et il vient tout juste de quitter le CCU.

Trouver des solutions

En entrevue avec Tempo, M. Kinninmonth résume ainsi le rôle du CCU: «Ce n’est pas une affaire de règlements, c’est de trouver des solutions. Le comité doit voir si un projet tient la route malgré la réglementation; il faut aussi voir à ne pas créer de précédent sans bonne raison.» Lorsqu’un projet de construction ne se conforme pas aux règlements de zonage municipaux, il est référé au CCU pour consultation. Le Conseil est ensuite libre de suivre ou pas l’opinion du comité.

Le fonctionnement du comité

Le CCU a connu beaucoup de changement au fil des ans affirme M. Kinninmonth. «Le bon fonctionnement du comité dépend largement de qui le préside. Lorsque l’ex-conseillère Cynthia Wilkinson en assurait la présidence, elle insistait pour que les membres du CCU visitent la propriété concernée.» Maintenant, l’information est disponible sur papier et le comité n’a pas le temps de se rendre sur place. Le comité est formé de membres bénévoles issus de chacun des secteurs de VLB. Nul besoin de posséder une expérience en urbanisme ou en zonage; résider à VLB est le seul critère d’admissibilité au comité. Pendant plusieurs années, il était difficile de recruter; il y a maintenant plus d’intérêt pour siéger au CCU. C’est le Conseil qui en choisit les membres.

Elargir le rôle du CCU

En tant qu’urbaniste, M. Kinninmonth souhaiterait voir s’élargir le rôle du comité pour qu’il s’implique davantage dans la planification des projets. «La Ville devrait être pro-active, embaucher un expert pour améliorer l’allure de ses rues. La Ville devrait aussi acheter plus de terrains pour en faire des espaces publics. Le CCU devrait être un fer de lance de ces initiatives; ce n’est pas dans son mandat en ce moment», déplore-t-il. Par ailleurs, il se réjouit du projet de la Ville de rajeunir son centre avec le projet de la bibliothèque et du Parc Coldbrook. Ces mots prennent un sens spécial venant de l’architecte qui a largement contribué à la planification et la construction du Centre Lac-Brome. C’était un projet du millénaire se rappelle M. Kinninmonth. À l’aube du 50e anniversaire de VLB, le nouveau retraité a peut-être d’autres idées en tête ?