Pierre Beaudoin, Renaissance Lac Brome 

Le ruisseau Quilliams fournit près de 50% de l’eau qui alimente le lac Brome. Une importante réserve naturelle filtre l’eau avant d’arriver au lac. Cependant, juste en amont de la réserve naturelle, un territoire agricole d’environ 100 hectares avait grand besoin d’améliorations.

Dès 2015, Renaissance lac Brome a développé un projet triennal pour améliorer les habitats du ruisseau Quilliams pour limiter l’érosion et accroître la diversification de la végétation, notamment le long des rives.

Ainsi, plus de 3 400 végétaux ont été plantés, constituant une bande riveraine améliorée sur 5 mètres de largeur et 5,8 kilomètres de long. Pour éviter que la machinerie agricole pollue la rivière en traversant à gué, un pont écologique a été érigé, soulevant plusieurs défis techniques; les berges ont été stabilisées sur 100 mètres, avec techniques de pointe en génie végétal, soit les fascines, les plantations de saule et les tapis anti-érosion. Plusieurs parcelles d’érosion dans les champs ont été colmatées.

Des mesures ont été prises pour assurer le suivi scientifique du projet et en évaluer les retombées; la qualité de l’eau en amont et en aval a été régulièrement testée; des inventaires d’oiseaux, d’amphibiens et de poissons ont été faits sur trois ans.

Ce projet innovateur résulte de la collaboration entre agriculteurs et intervenants du milieu. Il s’agit d’un projet collectif de trois propriétaires terriens, dont deux agriculteurs exploitants, élaboré et coordonné par le club conseil en agro-environnement, Gestrie-Sol. Avec les fonds du ministère de l’Agriculture et des Pêches du Québec (MAPAQ), du ministère de l’Environnement du Canada, en plus des contributions de la MRC Brome-Missisquoi, de Ville de Lac-Brome, de l’OBV Yamaska et la Fondation de la Faune du Québec, près de 150 000$ y ont été consacrés.