Dans le meilleur des mondes, deux dévouées physiothérapeutes travaillant à Knowlton se condamneraient au chômage.

Amy Rogerson et Karine Tcholkyan partagent une clientèle croissante Chemin Knowlton. Bien qu’une grande partie de leurs patients tombe dans la démographie des anciens sportifs – ou comme ils le définissent diplomatiquement, les «retraités actifs» – un nombre croissant d’âge moyen et de jeunes ont recours à leurs mains guérisseuses et à leur technique de pointe.

Deux conférences définissent leur approche médicale de prévention: la première donnée au début d’avril: Courir sans se blesser. La deuxième, gratuite et dans les deux langues au Centre Lac-Brome le 15 mai 2017, 18h30: La santé du jardinier au bon moment.

Deux autres conférences dans le but de démystifier les douleurs lombaires, du sciatique et de l’osthéoarthrite, auront lieu cet automne.

Physiotherapists Amy Rogerson & Karine Tcholkyan (Photo: Jacques Laurent)

«La physio ne traite pas seulement les blessures,» dit Amy Rogerson, une native des cantons qui a ouvert sa propre clinique il y a quatre ans. «Nous nous occupons aussi de l’état de santé général.»

Les deux partagent une philosophie de réadaptation basée sur l’exercice et, comme quiconque ayant requis leurs services l’attesterait: «l’exercice est l’outil de choix. Les résultats supportent nos interventions.»

Amy Rogerson ne parle pas seulement le jargon à la mode. Diplômée de l’université Concordia avec un bac en science (science de l’exercice), où elle rencontra Karine, elle détient une maîtrise en physiothérapie de l’université Western en Ontario, et sa collègue fit de même à l’université Dalhousie d’Halifax.

Amy commença à exercer son métier auprès des équipes nationales d’entraînement de Hockey Canada et pris la lourde tâche de chef thérapeute durant les Jeux du Canada 2013 à Sherbrooke. Dans ses temps libres, elle eut deux enfants, travaillait à temps partiel dans une clinique médicale en expansion de Magog, et enseignait à l’université de Sherbrooke.

Elle s’est sans doute sentie soulagée lorsque Karine, une montréalaise établie à Bromont, s’est engagée, après son congé de maternité, à aider à faire tomber la vapeur dans une clinique affairée.

«Nous partageons des intérêt communs au niveau personnel et professionnel. Nous maintenons un équilibre entre nos carrières et nos familles.»

Amy, avide de connaissances, craignait de ne pouvoir se maintenir à la page en vivant dans une petite ville, mais ses liens avec le programme de l’université de Sherbrooke la maintiennent à jour.

La question est maintenant jusqu’où iront-elles? Elles sont assistées par de jeunes collègues, Laurence Théorêt et Vicky Fyfe qui s’occupent du Ducks Rugby Club et des programmes de hockey et de football à Massey-Vanier. Si elles peuvent rêver d’une liste de clients en santé et de retraite anticipée, la nature humaine suggère qu’elles seront encore longtemps au travail.

Traduction par Guy Côté