Les voyages mis à part, aucun milieu d’affaires n’a été plus touché par la COVID-19 que les cafés et restaurants. Soixante pour cent du chiffre d’affaires du torréfacteur local, Virgin Hill, venait de l’approvisionnement de l’industrie de la restauration dans les Cantons- de-l’Est et Montréal. Dès l’annonce du premier confinement, leur situation semblait inquiétante. Mais depuis mars, les choses s’améliorent pour Virgin Hill. Que s’est-t-il passé? Dès le premier confinement, Tara Moar et Matt Greer ont eu une idée brillante. Ils se sont demandé ce qu’ils pourraient contrôler et ce qu’ils pourraient faire avec les éléments contrôlables de leur commerce.

Heureusement, ils avaient un service de commandes en ligne depuis cinq ans, et en en faisant activement la promotion dans les médias sociaux et à la radio locale, leurs ventes directes en ligne ont bondi de 300%. Les épiceries sont restées ouvertes, mais le format des sacs restait un défi. Comme pour la farine, il y avait une pénurie de petits sacs utilisés pour stocker les rayons d’épicerie. Faute de trouver assez de ces petits sacs,

 

Virgin Hill perdrait leur espace sur les rayons. Un fournisseur canadien a été en mesure de régler leur problème. Ils sont donc toujours bien présents dans les épiceries locales. Leurs ventes ont augmenté de 40%. Le plus surprenant concerne les ventes dans leur établissement de Foster. Les clients tenaient à venir en personne y acheter leur café. Ils ont donc mis à l’essai un service pour emporter. Ce fut un succès éclatant qui les a mené à la construction d’une structure permanente pour le service à emporter qui sera bientôt en opération. Virgin Hill a réalisé que les gens prennent le café très au sérieux. En facilitant à leurs clients l’achat de leur «dose», Virgin Hill a survécu!

«De nouvelles habitudes sont créées», dit Matt. «Nous pensons que le café au volant, à quelques minutes de la sortie de l’autoroute 10, deviendra un élément permanent de notre entreprise, longtemps après la pandémie.» Tous ces efforts on été soutenus par la communauté locale et la Ville de Lac-Brome. «Nous avons de la chance de vivre ici», dit Tara. «Quand j’étais encore au travail à 2h du matin, finissant mon deuxième emploi comme mère de trois enfants, j’étais réconfortée par le sentiment que Matt et moi n’étions pas seuls.»

Traduction: Guy Côté