Les forêts sont les poumons des sols et les terres humides agissent comme système de filtration de la nature, captant des sédiments phosphoreux et épurant l’eau qui chemine vers les cours d’eau et les lacs.
Protéger la nature, voilà une tâche globale, et l’Organisation des Nations Unies préconise la préservation à perpétuité de dix-sept pour cent de la planète, exclusion faite des océans. Le don de petits ou grands pans de forêts ou de terres humides se veut un outil local de conservation de la nature.
Les grandes organisations régionales de conservation sont:
• Le Corridor appalachien (ACA), un groupe parapluie offrant des services de coordination, cartographie, conseils juridiques et biologiques à quelque 16 petits groupes privés de conservation dans les Cantons-de-l’Est.
Parmi des groupes bien connus figurent:
• Renaissance Lac Brome,
• Association de Conservation du Mont Écho (MECA),
• Fondation des Terres du Lac Brome (FTLB),
• Fiducie foncière de la Vallée Ruiter (FFVR).
De concert, ces gens cherchent à mettre 17% de la région sous statut de conservation.
Il y a 348 000 ha dans la zone des Appalaches dans le sud du Québec, dont 26 000 ha sont protégés sous divers modes de conservation; une moitié sur des terres publiques – Parc du Mont Orford et Parc des Montagnes vertes – l’autre moitié sur des terres privées. Ceci représente 7,5% des superficies où l’ACA et ses groupes affiliés s’affairent à conserver la biodiversité et les habitats fauniques. De plus, il existe quelques exemples isolés de forêts anciennes, ce qui est rare dans notre région colonisée peu après 1800 et où la majeure partie des terres ont été défrichées à des fins agricoles. Maintenant, nous avons des forêts à foison, leur superficie à Lac-Brome et à Bolton-Ouest augmente au fur et à mesure que des terres auparavant agricoles se reboisent grâce à des plantations et une régénération naturelle.
Il y a plusieurs façons de mettre des terres sous statut de conservation
• Terres appartenant à des entités de conservation en propriété absolue, par le biais de dons ou d’acquisitions et acceptées comme réserves naturelles sur acquiescement du provincial.
• Convention entre deux propriétaires terriens de consentir une servitude de conservation sur deux propriétés ayant un lien écologique, peut-être un ruisseau courant de l’une à l’autre ou qui comprennent des segments d’une terre humide ou d’une aire de forêt ancienne.
• Au Québec, une réglementation provinciale récente permet à un propriétaire de doter une propriété d’une servitude de conservation personnelle en partenariat avec une entité de conservation. Ceci devrait mener à une augmentation de la superficie des terres mises en conservation.
La Fondation des terres du Lac Brome oeuvre à Lac-Brome depuis 1987 et possède maintenant dix propriétés totalisant 215 hectares. La majeure partie de ces terres protégées sont des terres humides situées dans le bassin versant du lac Brome. Les terres humides sont la principale raison d’être de la Fondation.
Une terre humide d’importance névralgique chevauche le chemin Argyll, l’ancienne voie ferrée, maintenant un sentier pédestre, le village de Foster et un abord du lac Brome. L’eau de cette terre humide coule vers le lac Brome par le ruisseau Quilliams à l’extrémité nord du lac et le ruisseau McLaughlin un peu au sud.
Parmi les noms des propriétaires donateurs de la FTLB figurent Fisher,Wirth, Colby, Decelles, Buchanan, Bretch, l’Association des propriétaires terriens de Barnesfield et Lequin. Les donateurs de propriétés bénéficient d’un certificat de don de bienfaisance et continuent à vivre près d’une aire naturelle protégée à perpétuité, mais il ne seront plus assujettis aux impôts fonciers applicables aux ter- rains donnés. Le programme des dons écologiques s’applique aux particuliers et aux entreprises.
Le statut de réserve naturelle s’accompagne d’un allègement fis- cal, cependant l’impôt foncier peut s’avérer un fardeau significatif pour les petites entités de conservation. Le conseil de Ville de Lac- Brome promeut la conservation de la biodiversité et de la qualité de l’eau et accorde des exonérations fiscales à la FTLB en regard de ses propriétés reconnues comme réserves naturelles.
Traduction: Jean-Claude lefebvre