Tempo a 35 ans

En décembre, Tempo célébrera 35 ans passés à offrir aux citoyens de la grande région de Lac-Brome de l’information et des nouvelles sur leur gouvernement, leurs entreprises et sur les uns et les autres.

À une époque où tant de journaux imprimés disparaissent, il est surprenant de constater que les lecteurs de Tempo attendent leur journal format papier avec impatience. Les médias sociaux nous apportent toutes sortes de nouvelles. En 1983, le public d’ici était lamentablement mal informé au sujet des machinations qui se tramaient à la ville. Il suffisait d’allumer la radio ou la télé pour savoir ce qui se passait à Montréal, à travers le pays et dans le monde. Les nouvelles de Lac-Brome n’étaient sur aucun radar.

Claire Kerrigan, co-fondatrice et bénévole émérite de Tempo se souvient du climat qui prévalait au moment où elle et d’autres collaborateurs ont décidé de fonder le journal sans but lucratif. «La communauté était sans voix, nous avions grand besoin d’informations locales». Quand le Club des Lions a avancé 2000$ pour lancer un journal, nous étions prêts. Le prêt a vite été remboursé, avec nos remerciements. Elle se souvient de la première équipe de Tempo qui comptait une vingtaine de résidents déterminés à faire valoir les cinq objectifs-phares qui ont inspiré le journal jusqu’à aujourd’hui.

Ils visaient, entre autres, la publication d’articles en français et en anglais afin de faciliter une meilleure compréhension entre les deux cultures. Tempo espérait aussi promouvoir l’engagement communautaire au sein des groupes divers; tenir les résidents informés sur le fonctionnement de leurs municipalités, des organismes et des personnes de la région. Un autre engagement visait à soutenir les entreprises locales par le biais de reportages et de publicités. Enfin, le journal s’est engagé à faire connaître la région aux investisseurs, aux visiteurs et aux nouveaux résidents.

Dès ses débuts, Tempo a attiré un grand nombre de bénévoles et de collaborateurs. L’équipe actuelle est encore surtout constituée de bénévoles. Pour Claire Kerrigan «le nombre nous rend plus fort. Ensemble nous apportons des nouvelles d’un peu partout et nous avons du plaisir à le faire.»

Evidemment, plus c’est pareil, plus ça change. Après des années à monter le journal avec les fameux «bleus» papier de mise en page, Tempo est passé au numérique en 2006.

Claire estime que le passage à la version en ligne de Tempo il y a deux ans et la création d’une page Facebook était crucial. Un clic puis les nouvelles de notre communauté devenaient disponibles aux «ex-pats» nostalgiques et à tous les curieux de la planète! Un journal lancé bien avant les Google et Amazon de ce monde est maintenant bien de son siècle.

Mais, la valeur fondamentale de 1983 demeure bien vivante. Tempo est produit par un groupe de gens locaux pour servir leur communauté. Nous sommes là pour que ça reste comme ça.

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