
Francine Bastien
« Quand j’ai commencé en 1991, il y avait trois personnes au petit comptoir de la ferme de canards et le quartier chinois de Montréal représentait 95% de notre clientèle ».
C’est Claude Trottier, qui a dirigé les destinées de la Ferme de canards du Lac-Brome, qui s’exprime ainsi une trentaine d’années plus tard alors que l’entreprise jouit d’une renommée internationale. C’est d’ailleurs ce qui lui a mérité la médaille de la députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest.
Loin de s’approprier le mérite de cette renommée, Claude Trottier, dans un entretien avec Tempo, a souligné à larges traits la dimension his- torique de l’entreprise installée à Lac-Brome depuis 1912. « Cela signifie que nombre de nos employés font partie de l’histoire de notre région. Leurs parents, leurs grands-parents ont travaillé à la ferme de canards. On s’est construit avec les gens du coin. Ils ont contribué à la notoriété de notre région ». Il attribue d’ailleurs le succès de l’entreprise à la qualité de son personnel « c’est le secret derrière notre croissance ».
Avez-vous déjà pensé à déménager, à quitter les rives du lac Brome ? « On n’a jamais pensé aller ailleurs » répond Claude Trottier sans hésitation. « Canards du Lac-Brome, c’est à Lac-Brome » affirme ce résident de notre municipalité. « On fait notre travail, on développe de nouveaux produits ».
Maintenant à la retraite, Claude Trottier dit avoir beaucoup travaillé à faire de la viande de canard une viande plus maigre et à développer des produits diversifiés qui se retrouvent de plus en plus sur nos tables et partout dans le monde.

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