Visite de jardin : une aventure inattendue

Traduction: Guy Côté

C’était un appel téléphonique plutôt inattendu.
Souhaitions-nous que notre jardin soit inclus dans une visite éphémère organisée par le Club de jardinage de Lac-Brome ?

Pourquoi pas, nous sommes-nous dit ?
Après tout, la nouvelle approche consiste à présenter des jardins auxquels tout le monde peut s’identifier :
« Oh, je pourrais faire ça ! C’est tout à fait faisable. »
Et le nôtre entre certainement dans cette catégorie.

Les décisions commencent

Et ainsi ont commencé les grandes décisions :
Bulbes ou plantes déjà en fleurs ? Annuelles ou vivaces ?
Fleuriront-elles trop tôt ? Trop tard ? Fleuriront-elles tout court ?
Et comment étêter un lis de Cana ? Merci, Google.

À ma grande joie, mon mari a souvent un avis sur ce que je devrais faire dans les plates-bandes. Cet événement n’a pas fait exception…

Les vrais défis

Au-delà des tensions conjugales, il y avait de véritables défis.

Problème : Comment empêcher les cerfs et les lapins de manger les hostas ? Et de dormir au milieu d’un massif de fleurs difficile d’accès ?

Plusieurs salicaires d’un mètre vingt avaient été complètement écrasées par un objet imposant.
Une fois l’opération de soutien terminée, j’ai pulvérisé tout le jardin avec un liquide à l’odeur nauséabonde, conçu pour repousser toute créature vivante.
Et pendant que mon mari me donnait des conseils sur la pulvérisation, j’ai résisté de justesse à la tentation de changer la direction du jet…

Derniers préparatifs

Il ne restait plus qu’à entretenir, nettoyer et espérer.

Mais où étaient donc passés ces glaïeuls ? Toujours pas de fleurs six jours avant l’événement.

Et le jeudi soir, juste avant la visite — l’ouragan Debby est passé : vents violents, pluies torrentielles.
Le lendemain aussi. La pire tempête de l’été.

Le vendredi soir, nous redoutions le pire. Tout serait trempé, aplati.
Pire encore : panne d’électricité. Obscurité physique et émotionnelle. Notre visite allait être un désastre.

Le miracle

Le lendemain à 6 h du matin, jour de la visite, nous étions dans le jardin avec des amis serviables.
Et miracle — le jardin avait survécu !

Mieux encore : le soleil s’est montré à 9 h, juste à temps pour la visite.

Il existe un dieu des visites de jardin, après tout.

Nous avons adoré l’expérience et ne regrettons rien. Nous avons rencontré de merveilleux amis jardiniers amateurs, échangé des anecdotes et des idées.
Chaque jardin, qu’il soit grand ou modeste et entretenu avec amour, mérite d’être partagé.

Un immense merci au Club de jardinage de Lac-Brome et aux bénévoles talentueux et dévoués qui ont fait de cette journée un succès.

Et oui — il y avait même quelques glaïeuls en fleurs.

Notre thérapie de couple se passe bien.

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