Par l’équipe de Tempo
Nécessité et urgence de réponses claires et de solutions
L’écimage de près de 100 arbres matures sur l’îlot Trestle, un terrain municipal faisant partie d’un sentier public longeant la rive est du lac Brome, est choquant pour plusieurs raisons. De nombreuses questions restent sans réponse, mais certaines choses sont claires :
- Aucune permission n’a été accordée pour abattre des arbres sur un terrain municipal.
Selon le maire Richard Burcombe, les propriétaires avaient un permis pour des travaux sur un terrain privé, mais n’avaient pas de permis pour abattre ou écimer des arbres sur un terrain public, pas plus que l’entreprise engagée pour effectuer les travaux. - L’écimage a surpris les promeneurs, les cyclistes et les plaisanciers sur ce sentier pourtant spectaculaire. On s’en souviendra.
- De plus, l’écimage des arbres n’est pas une bonne pratique horticole.
Cela augmente les risques de maladies et d’infestations et peut même faire mourir l’arbre. Toute personne travaillant avec des arbres devrait le savoir.
Une enquête municipale en cours
Au moment où Tempo allait sous presse, le maire Burcombe a promis d’enquêter sur les circonstances de cette situation. Il a indiqué que la Ville était en discussion avec le propriétaire, mais n’a pas voulu révéler ses objectifs. Il a également affirmé qu’il ne pensait pas qu’il y ait eu de confusion quant au permis accordé.
Nous attendons cependant avec impatience les conclusions de la Ville et les mesures qu’elle prendra.
Des changements à apporter
Au-delà de la question des responsabilités et des réparations à apporter, une question centrale est celle des changements à apporter pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise.
Il est évident depuis longtemps que la Ville a besoin d’améliorer l’application des lois et de ses propres règlements. Elle doit également prévoir des amendes suffisamment élevées pour dissuader les contrevenants, et une réglementation plus complète en général (par exemple, en matière de zonage, de construction et d’aménagement paysager).
À l’approche des élections municipales, ces questions devraient être prioritaires pour ceux qui aspirent à administrer la Ville de Lac-Brome.
Ce n’est pas la première fois que des infractions sont commises sur des terrains – publics et privés – le long du sentier et sur les rives du lac. Mais ce qui s’est passé ici est particulièrement grave, car il s’agit de l’écimage d’arbres matures sur le domaine public.
La Ville devrait tout mettre en œuvre pour dissuader quiconque de récidiver. Des lois existent, qu’il convient de respecter et d’améliorer si nécessaire.
Cette triste saga nous rappelle qu’il existe aussi des règles de civilité et de respect envers nos concitoyens auxquelles nous devrions tous, riches ou pauvres, nous conformer.
Mieux vaut tard que jamais
Comment a-t-on pu laisser construire les bâtiments jaunes en face du IGA ? Situés à quelques mètres de la route provinciale achalandée, comment peut-on les considérer comme un endroit sécuritaire pour les personnes ayant des enfants ou des animaux de compagnie ? Leur conception va à l’encontre de l’esthétique de la ville.
En cette année électorale, les citoyens se demanderont comment le conseil municipal peut ignorer les nouveaux bâtiments sur le chemin Knowlton en provenance de Bromont et de Cowansville. Ailleurs, des inspecteurs zélés insistent sur la couleur de la peinture d’un bâtiment patrimonial ou la forme d’un nouveau toit.
Une réaction tardive
À la dernière minute, la Ville a décidé d’interrompre temporairement les travaux. Trop peu, trop tard.
Cet été, Knowlton est devenue un pôle d’attraction touristique, attirée par sa renommée littéraire et son architecture victorienne. À voir le développement immobilier devant le IGA, il est difficile de croire qu’il s’agit de la même ville.
Le Dollarama voisin est un autre sujet de préoccupation : un bunker sans aménagement paysager. Revenons aux bâtiments situés en face du IGA et à proximité : eux aussi sont dépourvus d’aménagement paysager et sont entassés les uns sur les autres.
Quelle vision pour Knowlton ?
S’il existe un plan d’urbanisme, il est difficile de savoir ce qu’il est et qui le gère. Il est trop tard pour y remédier, mais la Ville devrait en profiter pour se raviser. Il est étonnant qu’un condominium bien pensé derrière l’église anglicane n’obtienne pas de permis alors que les immeubles bon marché se multiplient le long du chemin Knowlton.
Une solution radicale serait de tenter de les embellir ou de les démolir.
