Par Jennifer Robinson (Traduction : Guy Côté)
Chaque hiver, il tombe entre 200 et 350 centimètres de neige. Et avec elle vient le sel.
Le Québec répand environ 1,5 million de tonnes de sel ou de chlorure de sodium sur les routes asphaltées en hiver afin d’assurer leur sécurité, selon le ministère de l’Environnement. Le sel fait fondre la neige, s’infiltre dans le sol et se déverse dans les cours d’eau et les lacs.
Nous avons la chance d’habiter dans une région où les routes de la majeure partie de notre bassin versant ne sont pas salées en hiver. On utilise surtout du sable sur les chemins de terre en hiver, et le chlorure de sodium est employé avec parcimonie en été pour réduire la poussière. Les autorités et les environnementalistes ne sont pas trop préoccupés par l’impact du sel sur la qualité de l’eau du lac Brome et de ses affluents. Il existe en effet des cours d’eau au Québec où le ruissellement du sel pose un problème beaucoup plus important.

Les effets du sel sur les végétaux
Mais les jardiniers de partout, surtout ceux ayant un jardin bordant les routes asphaltées, devraient s’en préoccuper.
Le sel, les embruns et les brumes salées provenant de la circulation routière peuvent être très dommageables, surtout pour les conifères qui conservent leurs aiguilles toute l’année. On observe de nombreux exemples de jeunes pins morts ou mourants sur les chemins Knowlton, Lakeside et ailleurs, apparemment endommagés par le sel.
Le sel n’est pas la seule cause de destruction végétale ; les arbres nouvellement plantés et mal arrosés peuvent également sécher et mourir. De plus, de nombreux facteurs influencent l’ampleur des dégâts causés par le sel : les précipitations (pluie et neige), la pente du terrain et le type de sol.
Mais le sel et les embruns salés sont incontestablement des responsables. Ils corrodent et tuent les végétaux. Le sel peut endommager ou affaiblir les arbres par leurs racines et leurs feuilles, les rendant plus vulnérables aux maladies, aux infestations et au gel hivernal.
Comment protéger les plantes exposées au sel
Que faire si vos plantes en bord de route souffrent ?
Il serait mieux de protéger les plantes du sel en les enveloppant ou en installant des barrières à neige pour les tenir éloignées autant que possible de la neige déblayée et des projections des voitures.
Une forte chute de neige offre une protection, et la pluie peut lessiver le sel. Tout comme vous lavez votre voiture recouverte de sel au printemps, il est bénéfique d’arroser les arbres en bord de route au printemps.
Lors de la création d’un nouveau jardin, choisissez soigneusement son emplacement. Il est également conseillé de se renseigner sur les plantes les plus tolérantes au sel. L’argousier et la plupart des genévriers y sont très résistants, contrairement à l’épicéa bleu, aux sapins et aux rosiers.
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