Éditorial – Non aux chemins de gravier blanc

Une lettre parue ce mois-ci dans Tempo soulève des inquiétudes à propos du gravier blanc utilisé pour le revêtement du chemin Byers. Comme le souligne à juste titre l’auteur, ce gravier est inesthétique et détonne dans un cadre champêtre.

A gravel road splitting into two directions, with a dense greenery on the left and a clearer path on the right, featuring a flowerbed with reddish plants in the foreground.
Photo : Jeannie Vondjidis-Miller

Plus important encore, ce matériau blanc est plus poussiéreux qu’une route de gravier classique et, à chaque passage de véhicule, l’air se charge d’une poudre siliceuse ou d’une fine poussière très difficile à nettoyer et probablement nocive pour la santé.

Des exemples ailleurs

Ce matériau a été utilisé dans d’autres municipalités, par exemple sur le chemin Bailey à Bolton-Ouest, causant des dommages importants aux résidents, en particulier ceux qui habitent à proximité.

Sans surprise, les normes québécoises relatives aux matériaux de revêtement routier ne tiennent aucun compte de l’esthétique. Le gravier blanc est relativement bon marché et disponible.

C’est tout simplement inacceptable. Nos normes devraient être plus strictes. Nos élus municipaux ont la responsabilité de veiller à ce que nos routes ne défigurent pas la campagne et ne présentent aucun risque pour la santé des résidents.

La sécurité est primordiale. L’esthétique est également importante. La qualité de l’air est essentielle. La qualité de vie est importante.

Faire les bons choix

Ce n’est pas parce que le Québec autorise les municipalités à utiliser ce matériau siliceux blanc que c’est la bonne chose à faire. Les matériaux utilisés pour nos routes devraient être en harmonie avec l’esthétique et le bien-être de notre communauté.