Le projet de rénovation de l’édifice du Sapin

Par : Françoise Stanton

Que se passe-t-il avec l’édifice du Sapin, situé sur Lakeside, et avec la maison délabrée qui se trouve derrière?

Tempo s’est entretenu avec le propriétaire des immeubles et avec des représentants municipaux afin de comprendre pourquoi ces bâtiments sont inoccupés depuis près de deux ans. Les deux parties se renvoient la responsabilité du retard.

Esquisse d’architecte pour l’édifice principal rénové et la nouvelle maison
adjacente.

Voici ce que nous savons.

La position du propriétaire

Mohamad Kamaredine a acquis l’ancienne propriété du Sapin (61-63 Lakeside) en octobre 2024. En entrevue avec Tempo, il a expliqué vouloir y aménager une boulangerie-boutique, un projet pour lequel il a déjà trouvé un artisan. Selon M. Kamaredine, la maison située derrière l’édifice patrimonial, où il comptait loger son boulanger, est au centre du différend. Il affirme que la Ville refuse d’émettre un permis distinct pour sa rénovation, une intervention qu’il juge urgente puisqu’elle « tombe en ruine ».

La position de la Ville

De son côté, le porte-parole municipal aux communications, Ghyslain Forcier, explique que ce refus serait lié à certaines dispositions du règlement de zonage municipal (règlement 596) ainsi qu’à la Loi provinciale sur la qualité de l’environnement, puisque l’édifice serait en bordure d’un cours d’eau. M. Forcier n’a pas précisé les articles concernés. Il a indiqué qu’il était impossible pour la Ville « de donner suite à des projets qui ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur ».

Une nouvelle demande de permis

À l’automne 2025, après plusieurs discussions avec la Ville et après avoir accepté de la convertir en espace commercial, une nouvelle demande officielle de permis de rénovation a été déposée. Toutefois des documents tels que le plan de construction et une soumission d’un entrepreneur, n’auraient pas encore été soumis.

Un compromis possible?

La Ville affirme que si le propriétaire dépose un projet conforme à la réglementation et fournit les documents requis, un permis pourrait être émis et une solution pourra être trouvée d’ici l’automne. Pour sa part, le propriétaire, qui se dit « amoureux des lieux », demeure ouvert à la discussion et affirme même être prêt à soumettre son projet à l’approbation des citoyens si nécessaire.

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