Faire les foins sous le soleil 

Traduction: Guy Côté 

Faire les foins cette année a été extrêmement frustrant en raison des pluies abondantes, contrairement à l’année dernière où il a fait beau et sec, ce qui présentait un défi différent.  Les champs sont tellement saturés que «les tracteurs ne font que couper la boue», explique Loren Allen de Burnby Farm, Bolton- Ouest. À ce problème s’ajoute le manque de temps de séchage pour que le foin mûrisse. Larry Frizzle de Larrymead Farm, Ironhill est d’accord et ajoute: «un foin de mauvaise qualité manque de protéines».

Ainsi, les agriculteurs devront compléter le régime alimentaire des bovins de boucherie et des vaches laitières avec des céréales couteuses». Les chevaux doivent manger du foin sec et il sera donc plus coûteux de trouver le fourrage nécessaire pour eux.  Si l’agriculteur avait de l’équipement pour faire de l’ensilage au début de la saison, le foin vert était enroulé et recouvert de plastique. Si ce n’est pas le cas, l’agriculteur met du foin sec en balles carrées. Celles-ci nécessitent de bonnes journées ensoleillées et sèches et un sol raisonnablement sec afin que le foin n’absorbe pas l’humidité du sol. 

Faire du foin coûte cher. Commencez par les coûts de fonctionnement d’un tracteur et de l’équipement nécessaire pour couper, épandre et emballer le foin, ajoutez le prix du carburant, des engrais et éventuellement des insecticides et le coût du plastique pour couvrir les rouleaux, (env- iron 120 $ à 140 $ pour 30 rouleaux) et forcément, les factures s’accumulent. D’autres cultures souffrent également de l’abondance des pluies et de l’impossibilité d’y accéder avec des engins lourds qui s’enfoncent dans le sol détrempé. Les agriculteurs prient collectivement pour plus de soleil et moins de pluie afin de sauver cette saison de récolte.