
Traduction: Guy Côte
Comment une petite entreprise familiale peut-elle devenir un leader mondial? Selon Derek Thornton, PDG d’Amalgamated Industries et petit-fils de son fondateur, «c’est plutôt compliqué».
Tout a commencé à la fin des années 1930, l’année où Charles Thornton et son épouse Florence (Pettes) ont déménagé leur entreprise à Knowlton, fabriquant de séchoirs à cheveux et d’appareils à friser. Les temps et les tendances ayant changé, Charles a commencé la fabrication de colorants capillaires pour une enterprise en France, pour finalement mettre sur la marché Miss Clairol, le premier kit de coloration à domicile.
Madame aime ou pas?
Assez de femmes l’ont adopté pour que l’entreprise de Charles devienne trop important pout le site original d’ Academy Lane, a côté de Coderre et Fils. La nouvelle usine Clairol a été bâtie sur le terrain de 18 acres propriêté de la famille Thornton sur le chemin Knowlton et a ouvert ses portes au printemps 1959
«C’était un très bon endroit où travailler», selon Stanley Horne. Il l’a assez aimé pour y rester 33 ans. Son épouse July Fortin s’est jointe à l’entreprise en 1976 et y est restée 41 ans, menant l’entreprise à travers ses dernières années Clairol pour devenir Les Emballages Knowlton (LEK) en 1991 et kdc/one une décennie plus tard.
La naissance de LEK
July se souvient bien des deux transitions. «Bristol Myers Squibb a repris Clairol et a décidé de fermer l’usine de Knowlton», se souvient-elle. Deux cents emplois perdus. Un grand choc pour un petit village. Mais Phil Snider et huit autres employés ont proposé un échange à Bristol Myers: leur indemnité de départ pour le bâtiment, du matériel et juste assez d’affaires Clairol pour garder les portes ouvertes. Leur proposition fut acceptée et la transaction a lieu le 3 mai 1991. July était responsable des chèques de départ. «À 14h30. mon téléphone a sonné et on m’a dit de traverser la rue, chèques en main, et de les déposer à la CIBC. Il n’y avait pas de pas- sage pour piétons à l’époque. Ils m’ont dit: regarde des deux côtés!»
Tout n’était pas facile pour la nouvelle entreprise. Des choix difficiles ont dû être faits. Plus de la moitié des effectifs ont dû être supprimés. L’entente avec Bristol Myers était pour une durée de cinq ans, mais en créant un important portefeuille de nouveaux clients, LEK a pu recruter de nouveaux employés avant la fin de la date limite. «Au moment où je me suis jointe à kdc/one en 1995», explique Cindy Bowen, aujourd’hui directrice du merchandizing et de la création de nouveaux produits chez kdc/one, «Clairol ne représentait que 20 % de l’activité.»
Puis vint Novacap
En 2001, LEK comptait de nouveau 200 employés et avait suscité l’intérêt de Novacap, une société privée de capital- actions basée au Québec. Le capital-risque a rendu les acquisitions possibles et LEK, main-tenant Knowlton Development Corporation (KDC), a commencé à constituer un portefeuille d’entre- prises partenaires aux capacités complémentaires. Chacune avait sa spécialité, tous partageaient une philosophie. Aujourd’hui, kdc/one est un centre d’excellence unique pour les clients des secteurs de la beauté, des soins personnels et des produits d’entretien de la maison, offrant tout, depuis le concept, le nom, le procédé et l’emballage jusqu’à la fabrication et la livraison.
«Le nom kdc/one est notre façon de dire que nous sommes le seul fournisseur pour tous les besoins de nos clients», explique Cindy. «Nous offrons l’excellence de nos opérations et une mise en marché rapide à certaines des plus grandes marques mondiales.»
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