
l’Université Bishop’s a été créée en 1843 pour servir la population anglophone des Cantons-de-l’Est, alors que les anglophones y étaient majoritaires. Ce n’est plus le cas et presque tous les résidents anglophones de cette région se sont adaptés à cette réalité démographique. L’Université Bishop’s sest également adaptée et se développe en acceptant des étudiants de partout incluant les provinces canadiennes qui comptent pour le tiers des inscriptions à l’université. Ses principaux concurrents sont les petits collèges d’arts libéraux des Maritimes: Acadia, St. François Xavier et Mount Allison.
La récente décision du gouvernement du Québec de presque doubler les frais de scolarité pour les étudiants du reste du Canada menace la survie de l’Université Bishop’s. C’est un signe de solidarité de la part de différentes instances que le recteur de l’Université de Sherbrooke, le maire de Sherbrooke, le chef de la MRC locale et d’autres politiciens, tous francophones, se soient unis pour demander au gouvernement du Québec d’accorder une dispense à Bishop’s, s’il nous est permis d’emprunter ce mot d’une autre époque. L’Université Bishop’s est un moteur économique essentiel dans la région. De fait, elle possédait autrefois un petit campus secondaire à Knowlton. Les étudiants du reste du Canada y sont exposés à un milieu beaucoup plus francophone que ceux qui fréquentent les universités de Montréal et sont plus susceptibles de s’y imprégner de la culture francophone. Une décision positive concernant l’avenir de l’Université Bishop’s sera bénéfique pour la région et pour tout le Canada.
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