Bouleversements climatiques: baissons pas les bras!

Conservation Lac Brome

Le lac Brome, joyau naturel de notre région, subit de plein fouet les effets des changements climatiques.

Les variations de température et les précipitations extrêmes ont des répercussions directes sur la qualité de l’eau et l’écosystème du lac. Mais ne baissons pas les bras : en agissant sur les facteurs que nous pouvons contrôler, nous pouvons atténuer ces effets et protéger la santé de notre lac et ses usages récréatifs.

Déluges et canicules

Les changements de température influencent directement la santé du lac Brome. Pensons aux canicules hâtives de juin dernier lorsque la température était 10°C supérieurs à la normale. Des étés plus chauds entraînent une aug- mentation de la température de l’eau du lac, qui a notamment été mesurée à 26,2°C au début de juillet comparativement à un maximum mesuré de 24,4°C en 2023. Ainsi, les eaux chaudes favorisent la prolifération de plantes aquatiques et algues, dont les algues bleu-vert. Ces algues, en se multipliant, consomment l’oxygène essentiel à la faune et flore aquatique et peuvent libérer des toxines, limitant les usages récréatifs du plan d’eau.

Les précipitations extrêmes, quant à elles, exacerbent le problème. Les fortes pluies comme celles amenées par la tempête post-tropicale Beryl où certaines parties de l’Estrie ont reçu le double de la normale en pluie, aug- mentent le ruissellement des eaux de surface, transportant avec elles des nutriments comme le phosphore. Ce dernier, en grande quantité, nourrit les plantes aquatiques et les algues et accélère le vieillissement du lac. 

Passons à l’action

Nous ne pouvons pas contrôler les déluges ni les canicules, mais, heureuse- ment, nous, les citoyens, les municipalités, les institutions, les commerces et les industries avons le pouvoir d’agir sur certains facteurs pour ne pas aggraver la situation. Voici quelques gestes simples mais efficaces :

– La priorité des priorités, celle qui a le plus d’impact sur le lac : végétaliser les bandes riveraines et les fossés. Cette végétation agit comme un filtre naturel, retenant les nutriments, qui, autrement, se dirigent directement vers le lac, accroissant ainsi la prolifération d’algues.

– Créer des aménagements écologiques : au contraire des surfaces imperméabilisées, les pavés écologiques ou végétalisés dans les entrées de cours et les aménagements verts comme les jardins de pluie permettent à l’eau de s’infiltrer dans le sol plutôt que de ruisseler.

– Respecter les zones de navigation motorisée qui réduisent l’impact des vagues surdimensionnées sur les berges et les sédiments du fond du lac qui contiennent d’énormes quantités de phosphore.

En adoptant ces gestes simples, nous pouvons tous contribuer à la protection du lac Brome et de son bassin versant. Mon lac, j’y tiens et surtout, je le préserve !